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Salaud de patron ! Tous des voyous ! 2/2

Second volet de « Salaud de patron ! Tous des voyous ! ». Si vous ne l’avez pas lu la première partie est disponible ici.

Quitter la vie de salarié

Nous avons vu le temps nécessaire passer à préparer son projet. Les démarches administratives, la recherche de partenaire, de finance toutes ces tâches sont consommatrice de temps. A ce stade de votre projet il devient difficile de concilier votre vie de futur entrepreneur et de travailleur salarié. Ou vous posez vos derniers congés ou vous démissionnez. Bien qu’il existe des aides à la création d’entreprise elles sont conditionnées et limitées.

A partir de maintenant vos revenus sont irréguliers. Il sont liés à la quantité et à la qualité du travail que vous fournirez. Vous bossez vous gagnez. Vous ne bossez pas vous ne gagnez pas. Plus d’excuse, plus de fautes à rejeter sur les autres. Vous êtes le seul maitre à bord.

Dépenser avant de gagner

Mais pour créer votre boite vous commencerez par dépenser de l’argent avant d’en gagner. Les démarches administratives ne sont pas gratuites. Enregistrer son entreprise, protéger ses marques et logos vous coutera plusieurs centaines d’euro. Si vous êtes dans la vente des biens il vous faudra un peu de stock, de matière première. Peut-être aurez-vous besoin d’un louer un local pour y loger votre activité.

Avant même de réaliser le moindre euro de chiffre d’affaires votre entreprise sera déficitaire. En clair que vous débuterez avec des pertes. Alors évidemment pour le moment il va être difficile de vous verser un salaire scandaleux. Un jeune patron ne se verse son premier salaire qu’après plusieurs mois d’activités non rémunérées. Le temps pour son entreprise d’atteindre l’équilibre financier.

Risquer de tout perdre

Si votre boite coule, et ça arrive souvent, vous coulerez avec. Savez-vous combien d’entreprise sont encore en activité après 3 années ? L’INSEE à réaliser des statistiques pour le savoir. Elle appelle ça le taux de survie ! Marrant non ? On y découvre qu’une entreprise sur trois ferme avant 3 ans d’existence. Et le taux de survie au bout de cinq ans atteint difficilement les 50%. Beaucoup de candidats mais peu d’élus…

Que vous vous soyez payé un salaire ou non, si vous faites partie du régime des travailleurs non salariés vous n’avez pas cotise automatiquement. C’est à vous de faire les démarches pour vous inscrire auprès des organismes dédié aux indépendants. Sans ça pas de chômage, de mutuelle ou de retraite.

Un patron est un investisseur

Créer sa boite c’est une aventure qui à toutes les caractéristiques d’un investissement. Bien préparer son projet, démarcher des investisseurs, sortir l’argent en premier, prendre des risques et espérer un gain. Un investisseur n’est jamais certains de récupérer sa mise. Alors plus le risque est grand plus les gains doivent être élevés. Sinon on ne tente pas le coup.

J’insiste sur l’erreur de comparaison en patron et employé. Le patron est un investisseur. Ce n’est pas l’employé au sommet de la hiérarchie. Ce n’est pas le même « travail ».

Alors toujours envie de devenir patron ?

 

 

Dans :Entreprise

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