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Et si demain vous perdiez votre emploi ?

Le 21 décembre approche, le jour de la fin du monde est proche.

Avez-vous prévue la fin de votre monde ? Avez-vous préparé une stratégie pour survivre à ce choc terrible ?

La vrai fin du monde, celle de votre monde en faite, pourrait arriver le jour où vous perdrez votre emploi.

Imaginez un instant cette possibilité. Du jour au lendemain vous voilà sans emploi n’ayant ni indemnités ni droits aux chômages. Que faite vous pour vous en sortir ?

Ma stratégie pour survivre à une crise

On reprend le classique tableau recettes-dépenses. La première action pour moi est de réduire les dépenses. Et quel est le poste le plus coûteux d’un foyer : le logement.

Etant locataire j’ai l’avantage de pouvoir quitter rapidement mon appartement. En temps normal il me faudrait appliquer une délai de 3 mois. Mais dans le cas d’une perte d’emploi on peut résilier son bail en seulement un mois. Je quitte donc mon appartement, un type 2 avec un loyer de 580€ actuellement pour un plus petit, type 1 qui me coutera entre 400€ et 450€ par mois.

Je peux aussi diminuer mes dépenses quotidiennes. En faisant plus attention aux dépenses d’alimentation, aux sorties et aux loisirs il est possible de gagner plusieurs dizaines d’euros par mois.

un homme tristePassons maintenant aux sources de revenus. Il existe toutes sortes d’aide en France. Il y a les APL qui sont faites pour vous aider à payer votre loyer. Une des premières choses à faire est donc de se renseigner sur les aides qu’il est possible d’obtenir en allant à Pôle Emploi mais aussi en cherchant par soi-même sur Internet.

Attention à ne pas vous endormir ! Ces aides ne doivent surtout pas vous empêcher de chercher par vous-même. L’étape suivante consiste à retrouver un emploi équivalent à votre ancien poste. Activez vos réseaux, mettez à jour vos profils Viadeo ou Linkedin, travaillez votre CV. Il n’y a pas de secret.

En parallèle recherchez un emploi temporaire qui vous permettra de ménager votre épargne de sécurité. Prenez n’importe quel boulot mais à temps partiel si possible. Ne faites pas l’erreur de vous piéger dans un emploi à plein temps. N’oubliez pas que vous devez garder du temps pour passer des entretiens d’embauches.

Avec tout ça vous n’avez pas encore touché à votre épargne de sécurité. Normalement elle est équivalente à au moins 3 mois de dépenses quotidiennes de votre niveau de vie actuelle. Donc potentiellement vous pouvez tenir encore plus longtemps si vous appliquer stratégie similaire.

Vivre sans peur du lendemain

Qu’est-ce vous gagnez à mettre au point à l’avance une telle stratégie ?

Lorsqu’un gros pépin nous arrive on se retrouve souvent perdu. Il faut pouvoir faire face à l’urgence de la situation. En proie aux doutes, à la peur du lendemain, nous perdons nos points de repère. Le stress nous envahit. Il devient difficile de réfléchir correctement. Ce cocktail défavorable nous pousse inévitablement à prendre de mauvaises décisions. Des décisions que l’on finit par regretter.

Au contraire si tout est prévu à l’avance vous vous évitez beaucoup de soucis. Il n’y a plus qu’à suivre la procédure. Toutes les entreprises ont ce genre de plan d’urgence. Elle l’applique pour réagir au mieux et pouvoir redémarrer l’activité le plus vite.

En utilisant les mêmes techniques vous vous épargnez des nœuds au cerveau et vous vous donnez un maximum de chances pour repartir dans les meilleurs conditions.

 

Quel est votre plan pour survivre à votre fin du monde ?

 

Dans :Finance Perso.

11 commentaires to "Et si demain vous perdiez votre emploi ?"

  1. Damien dit :

    D’où l’importance d’investir… en prenant l’exemple de l’immobilier, un investissement entièrement couvert par les revenus locatifs continuera de se rembourser même si on perd son job! Et ne viendra donc pas empirer la situation…

  2. Julien dit :

    Exactement. Si à la place on a acheté sa résidence principale le remboursement des mensualités nous étrangle. Même s’il y a des assurances perte d’emploi elles sont limités dans le temps, ne s’active pas immédiatement et ne couvre pas la totalité des mensualités.

    Si je prends comme exemple ce que j’ai trouvé pendant mon étude des crédits immobiliers : prise en charge de 50% des mensualités dans la limite de 60€ par jour à partir du 91ème jour d’inactivité pendant 18 mois maximum. Et si vous n’étiez embauché que depuis 6 mois la durée tombait à 6 mois. Moins de 6 mois d’ancienneté ? Vous n’aviez droit à rien !

  3. Damien dit :

    Oui, l’assurance perte d’emploi est très limitée… imaginons une personne qui gagne le smic et qui s’endette à 33%, soit environ 400€ de mensualité. Chômage => plus que 800€ de salaire mais toujours 400€ à payer pendant trois mois et 400€ restant, pour vivre… (ou plutôt « survivre »)

  4. SAlut Julien,

    je n’avais pas pensé au parallèle perte d’emploi/fin du monde. C’est une bonne idée. Tu vas affoler encore plus les gens qui le sont déjà !

    Je crois que tu peux ajouter la formation à la liste des actions à entreprendre. Je pense que maintenir (le minimum) voir développer ses compétences est très important pour retrouver du travail.

    Les personnes qui se font licencier et qui n’ont connues qu’un seul emploi dans leur vie auront du mal à retrouver un emploi similaire.

    Pour cette raison, si tu as plusieurs cordes à ton arc, c’est bien plus facile !

    Julien

  5. Juste un petit correctif à faire sur ton article: si tu perds ton job tu auras bien du mal à changer d’appartement. En effet ton dossier sera obligatoirement rejetté par le propriétaire du nouvel appartement moins cher >>> il faudrait être fou pour louer à un chomeur !

  6. Julien dit :

    Tu as raison. Merci d’avoir pointé cette faille dans mon raisonnement. Mais alors si on prend en compte que je touche le chômage ainsi que les aides de l’état j’arrive tout de même à un bon niveau de revenu. Et il y sans doute moyen de convaincre le propriétaire en montrant qu’on a pas mal d’argent de côté.

    Mais en effet changer d’appartement doit être plus difficile que je ne le croyais.

  7. Vincent dit :

    En faite tu pourras certainement convaincre le propriétaire sur le court terme mais c’est le long terme qui l’intéresse lui.
    Tout d’abord, je n’ai pas eu de plan pour survivre à la fin du monde mais je devais en faire je penserais à vivre de mon petit business de troc (une sorte de brocante dans ma ville) où je serais monsieur troc.

  8. moi ca me fait flipper quand même de perdre mon emploi

  9. Aurore dit :

    Bonjour, très bonne idée de prévoir un plan de secours en cas de catastrophe. C’est ce que je fais aussi.

    Par contre pour ce qui est d’être propriétaire de sa résidence principale au moment du licenciement, il suffit d’avoir un prêt modulable (assez courant je pense, en tout cas c’est mon cas) pour pouvoir moduler sa mensualité à la baisse le temps de retrouver une meilleure situation.
    Dans ces conditions je pense qu’être propriétaire de sa résidence principale offre un confort supplémentaire (pas de déménagement en catastrophe à prévoir), même en cas de licenciement.

    A nous de toute façon de prévoir une mensualité supportable et une bonne épargne de sécurité pour parer aux éventuels problèmes.

  10. Julien dit :

    En effet il y a la possibilité de moduler ses mensualités, à la baisse comme à la hausse. Mais ces dernières années avec l’envolé des prix de l’immobilier beaucoup d’acheteur ont emprunté au maximum de leur capacité. Je crains que même avec une modulation à la baisse ça ne leur suffise pas pour passer un moment difficile. Le pire c’est qu’ils risquent de devoir revendre en urgence avec une grosse moins-value si la bulle éclate.

  11. Jean8 dit :

    Salut,

    Il faut toujours se préparer à toute éventualité ! Il faudrait se constituer une épargne dès un jeune âge au cas où on serait face à des soucis tels qu’une perte d’emploi.

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