Où Peut-on demander une aide financière ?

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Au-delà de l’aide d’urgence et du rapatriement, les Français à l’étranger peuvent bénéficier d’une certaine aide sociale, qui n’est pas conditionnelle à leur résidence en France. Le conseil consulaire de chaque district se réunit une ou deux fois par an dans le domaine de la protection sociale et du travail — également connu sous le nom de Conseil consulaire pour la protection et l’action sociales (CCPAS) – pour examiner les propositions d’allocation de l’aide sociale. Il réunit le chef de poste, les conseillers consulaires, ainsi que des représentants des associations locales. En amont, les dossiers reçus par les services consulaires font l’objet d’une enquête par les agents consulaires afin de clarifier la justification de la demande et le montant des ressources du demandeur.

En 2019, cette aide a été versée à 3 977 bénéficiaires pour un total de 13 427 184€. ASFE fait le point sur ces allocations et sur les aides àdont les Français sont éligibles à l’étranger.

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NB : Pour déposer une demande, vous devez avoir la citoyenneté française, vivre dans le pays où la demande est soumise et être inscrit au registre français à l’étranger.

  • Solidarité

accordés aux personnes :

  • plus de 65 ans (ou 60 ans en cas d’inapte au travail)
  • dont le revenu est inférieur au taux de base, établi par le consulat en fonction de la réalité du pays de résidence.
  • Allocation pour adultes

Affecté à des personnes :

  • âgé d’au moins 20 ans ;
  • à faible revenu ;
  • titulaires d’une carte d’invalidité (taux d’invalidité d’au moins 80 %), délivrée par la Departemental Disability House (MDPH). Les Français à l’étranger dépendent du CDPH à Paris (ou MDPH depuis leur dernier lieu de résidence en France).
  • Allocation pour enfants

attribué à toute personne qui fournit des soins efficaces à un enfant ou à un adolescent handicapé.

Désigne les enfants :

  • moins de 20 ans
  • ayant un handicap d’au moins 50 % ou détenteurs d’une carte d’invalidité délivrée par le MDP.

Cette allocation ne doit être soumise à aucun besoin de ressources. Toutefois, si l’enfant reçoit de l’aide du pays de résidence ou de l’aide de l’employeur des parents en raison de son handicap, le montant de cette aide sera déduit de l’aide fournie par le consulat.

Consultez notre Note sur la gestion des personnes handicapées à l’étranger

  • Allocation à durée fixe

Exceptionnellement accordé après un examen attentif de chaque situation, il vise à soutenir les ressortissants confrontésavec des difficultés personnelles ou familiales temporaires sur une période de plusieurs mois.

  • Soulagement occasionnel (SO)

Cette allocation, sous forme de dons ou de prêts sans intérêt, permet aux résidents français ou aux transitaires et en situation de grande précarité de résoudre des difficultés urgentes de manière ponctuelle. En général, il ne peut pas être renouvelé.

  • Aide mensuelle spécifique aux enfants en détresse (ESMS)

Cette aide financière aide à soutenir les enfants de moins de 18 ans dont les familles éprouvent de très graves difficultés financières, par exemple en payant des frais médicaux ou en fournissant un soutien psychologique.

/! Les quotas soumis au taux de base ont été supprimés au sein de l’Union européenne. Il s’agit de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées,l’allocation d’invalidité et l’allocation à durée déterminée. Les pensions alimentaires pour enfants (AEH, SMSE) et l’aide exceptionnelle sont bien entretenues. Les Français vivant en Europe relèvent désormais du système local d’assistance sociale et de ses avantages. Un système « Consular Assistance Delivery » (PAC) a été mis en place en remplacement. Toutefois, les budgets alloués à la PAC sont en baisse constante.

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