Comment calculer le pourcentage d’augmentation d’un loyer ?

Comme les autres modifications apportées au contrat de location, les augmentations de loyer sont réglementées par le Code civil du Québec. Chaque augmentation du loyer doit être précédée d’une notification écrite adressée au locataire un mois à six mois avant la conclusion du bail, l’avis étant différent selon la durée du contrat. Mais comment calculer une augmentation du loyer, puisqu’il n’y a pas de taux fixe ?

Sur la base des taux d’ajustement des loyers publiés par la Régie du logement

Chaque année, la Régie du logement publie les taux d’ajustement recommandés. En 2016, par exemple, a préconisé une augmentation des loyers de 0,4 % pour les logements non chauffés et de 0,7 % pour les loyers, y compris pour le chauffage. Toutefois, selon CORPIQ, Corporation des Proprietors Immobiliers du Québec, cette augmentation est loin de couvrir l’augmentation des impôts assumés par le propriétaire et l’augmentation soudaine des primes d’assurance pourlogement situé dans les appartements. Étant donné que ces taux correspondent à une moyenne et ne tiennent pas compte des particularités de chaque logement, chaque taxe doit être prise en charge pour tenir compte de l’augmentation du poste de dépense correspondant, en particulier l’augmentation de la taxe municipale, de la taxe scolaire ou de l’assurance.

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En ce qui concerne les coûts énergétiques et autres, regroupés en charges d’exploitation, la Régie publie également un taux d’ajustement par article :

  • électricité ( 2,4 % en 2016)
  • gaz (- 3,2 % en 2016)
  • mazout ( 24,3 % en 2016)
  • entretien ( 2,5 % en 2016)
  • services ( 1,9 % en 2016)
  • frais d’administration ( 1,0 % en 2016)

Tous ces tarifs sont disponibles gratuitement en ligne sur le site Web de la Régie du logement, qui propose même un formulaire en ligne pour calculer la hausse des loyers.

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Intégrez des réparations ou des améliorations

majeur Selon la réglementation sur les critères de location, il est possible d’augmenter le loyer plus significativement dans le cas de travaux visant à modifier ou à réparer des éléments clés de la structure du bâtiment, tels que le toit, le système de chauffage, l’isolation, les fenêtres, les tuyaux ou la rénovation (diverses installations) dans des logements ou des espaces communs, ou nouvelles installations (piscine, parkings, etc.).

Ainsi, la Régie du logement fixe également un pourcentage applicable à ce type de dépenses en capital. En 2016, le taux était de 2,5 %, mais encore une fois, il est nécessaire de prendre en compte la spécificité des travaux effectués dans le bâtiment et la part attribuée au logement loué.

Par précaution, il est préférable d’utiliser une calculatrice, telle que celle fournie par la Housing Authority, car elle prend en compte chaque poste de dépense, allant des taxes municipales et scolaires aux coûts d’exploitation dela construction à l’assurance et les améliorations majeures. Le calcul permet de déterminer avec précision une augmentation juste et raisonnable du loyer, en fournissant une base de discussion pour les propriétaires et les locataires et en évitant, dans la plupart des cas, l’exposition aux risques de litiges des locataires et la détermination du montant du loyer par l’intermédiaire de la Régie du logement.

Même si l’augmentation du loyer est conforme à la loi, rien n’empêche le locataire de la contester dans le mois suivant la réception de l’avis si l’unité n’est pas située dans un immeuble de moins de 5 ans ou convertie à des fins de location au cours des cinq dernières années. En cas de refus d’une augmentation par le locataire, le bail peut être renouvelé de sorte que, si le propriétaire n’agit pas, il soit soumis à des négociations afin de tenter de parvenir à un accord à l’amiable, ou que la Régie du logement puisse être confisquée pour déterminer la valeur du nouveau loyer.

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