Un trouble de l’audition peut passer inaperçu, faites le test

Chez certains, le silence n’est pas un choix. Il s’impose, insidieux, au fil des années. La perte d’audition liée à l’âge touche un adulte sur six en France. Dès 18 ans, les difficultés à entendre se glissent dans le quotidien, parfois sans qu’on y prenne garde. Plus les années passent, plus cette situation se répand. Et à la clé, la qualité de vie peut en prendre un sérieux coup : autonomie fragilisée, risque de chute qui grimpe, séjours à l’hôpital plus fréquents, l’isolement qui s’installe, et même le déclin des fonctions cognitives. Voilà ce qui se joue lorsque l’oreille décroche.

Pourquoi se faire dépister ?

Détecter une baisse d’audition, cela commence parfois très simplement. Certains professionnels utilisent la voix chuchotée, le bruit d’un frottement de doigts, ou encore le tic-tac d’une montre pour tester l’ouïe. Mais c’est loin d’être homogène : tout dépend de la méthode, du praticien et du contexte, ce qui rend ces approches assez inégales. Parfois, il suffit de poser la question directement : « Entendez-vous bien ? » ou de proposer un questionnaire dédié. Ces démarches, dans bien des cas, peuvent être couvertes par votre mutuelle santé.

Il existe aussi des outils plus sophistiqués. L’AudioScope, une sorte d’otoscope avec fonction audiomètre, ou certaines applications sur tablette, sont de plus en plus courants. Pourtant, une fois le doute posé, seul un test en audiométrie tonale permet d’y voir clair. Une fois la perte confirmée, des solutions peuvent s’ouvrir : appareils auditifs, conseils personnalisés, accompagnement. Tout le monde ne saute pas le pas et chacun ne retire pas les mêmes avantages, mais la démarche de dépistage reste la porte d’entrée vers une prise en charge adaptée.

Comprendre les troubles de l’audition

L’oreille humaine décode un éventail impressionnant de sons : de 20 à 20 000 Hz. Pourtant, dans la vie courante, c’est la zone des 500 à 4 000 Hz qui permet de suivre les échanges et de comprendre la parole. Aucune référence unique ne définit le cap à partir duquel on parle de réelle perte d’audition : chaque spécialiste garde ses habitudes, les études suivent des critères différents. En pratique, beaucoup s’accordent à repérer une audition « légèrement affaiblie » sous les 25 dB sur les fréquences importantes, et une atteinte modérée dès qu’on passe sous 40 dB.

L’audiométrie tonale pure, c’est le passage obligé pour cerner précisément le seuil auditif. Mais tout n’est pas question de chiffres. Il arrive qu’une personne se dise gênée à l’écoute alors que les résultats sont dans la normale, ou qu’à l’inverse, une perte avérée passe totalement inaperçue au quotidien. Les études le confirment : un adulte sur cinq se plaint d’une gêne sans perte décelable, et 6 % de ceux présentant une perte nette ne s’en rendent même pas compte. La réalité de l’audition ne se limite décidément pas à un trait sur un graphique.

Lorsque la perte est qualifiée de légère ou modérée, entre 26 et 60 dB, l’appareillage auditif est souvent proposé en première intention. Si la surdité est plus marquée, au-delà de 61 dB, d’autres pistes sont à explorer avec un professionnel : implant cochléaire, entraînement spécifique à l’écoute, lecture labiale, soutien à la communication. L’enjeu, c’est d’adapter la réponse à chaque histoire auditive, jamais d’appliquer une solution identique à tous.

Laisser traîner un trouble auditif, c’est accepter petit à petit que des voix, des sons, des moments filent entre les mailles du quotidien. Parfois, il ne tient qu’à un test pour redonner du relief aux échanges ou rompre l’isolement. Un simple dépistage, et le monde sonore se remet à exister autrement. Qui sait, la prochaine fois, un mot doux ou un éclat de rire pourrait de nouveau trouver son chemin jusqu’à vous.

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